Le Stress, Grand Méchant Loup du XXIé siècle.
- Delphine Huglo
- 12 janv. 2022
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 janv. 2023
Stress Aigu, Stress Chronique, Epuisement.

Quand le stress chronique est le grand méchant loup du siècle, le stress aigu ou stress à petite dose, est incroyablement bénéfique… on le qualifie parfois d'hormèse. Le stress chronique est celui qui altère notre santé. On ne le sent parfois même pas venir et il est d’autant plus méchant qu’il est en général dû à des éléments extérieurs ou plutôt à la perception que nous avons des éléments extérieurs. Cette perception est reliée à notre mémoire, nos pensées, nos troubles physiques et nos comportements. C’est pour cela que les déclencheurs de stress sont propres à chacun. Tous stress chronique commence par un stress aigu. Présentation.
Le Stress aigu a un élément déclencheur, ponctuel, il est bénéfique pour que le corps s’adapte à une nouvelle situation. Il est stimulant et nous fait évoluer tout au long de notre vie. Exemple : un discours, un accident de voiture, un froid de canard, un entraînement où l’on se dépasse. Si l’on revient à nos ancêtres chasseurs, le stress a lieu lorsque l’on se trouve face à une grosse bête, un lion par exemple. Là, nous avons deux choix, combattre ou fuir. L’un et l’autre utilisent les mêmes mécanismes primitifs, tellement rapides que nous n’en avons pas nécessairement conscience, on utilise une hormone, l’adrénaline.
Le corps est mis à l’épreuve, le coeur bat la chamade, la respiration s'accélère, le sang s’accumule dans les muscles et le cerveau pour apporter oxygène et nutriments notamment le glucose, à la course ou la bataille. On tremble, on sue, on a peur, on est en colère ou alors inquiet. Le cerveau est sur son système orthosympathique. A contrario, il n’irrigue que très peu le système digestif. Une fois la bête tuée et/ou la fuite saine et sauve, le cerveau revient sur son système parasympathique : au repos. Le chasseur s'arrête, reprend son souffle, se repose, mange. Le sang circule de nouveau normalement dans tous les systèmes.

Pour le stress chronique, l'élément déclencheur est redondant ou constant, et/ou le corps n’arrive pas à s’adapter à la situation. Exemple : une pression financière, parentale ou professionnelle, un choc émotionnel qui persiste dans notre tête. C’est comme si le chasseur était constamment face à la bête. On utilise alors une autre hormone que l'adrénaline, le cortisol. Le chasseur ne se repose jamais. Le cerveau sans repos s'inflamme (migraines, vertiges), le sommeil est perturbée et les pensées également (ruminations).
Le système digestif est mal irrigué, menant à des problèmes intestinaux et cutanés, parfois le chasseur ne peut rien avaler ou au contraire mange beaucoup pour tirer vers l’état de parasympathique. C’est ici de manière constante que les réserves minérales, l’oxygène des poumons sont surmobilisés (pouvant aboutir à de l’asthme) pour le combat ou la fuite. Enfin, le sang continue de tourner pour abondamment irriguer le cerveau et les muscles (douleurs musculaires) jusqu’à rouiller le circuit (hypertension). On est plus anxieux, irrité, angoissé, on perd la mémoire, on est déprimé. En fait, le cortisol inflamme l’ensemble de l’organisme. Nous sommes dans la phase de résistance. Nous cherchons à constamment nous adapter.
La phase d’épuisement, c’est le stop de notre corps, tout est inflammé, plus de stock de nutriments en réserve, les symptômes sont de plus en plus fort et il n’arrive pas à revenir à l’état d’équilibre. Toutes les autres hormones s'effondrent, le cerveau n’est plus capable d’envoyer des signaux et le reste de l’organisme n’a plus les ressources pour lutter. C’est un burn out ou le commencement d’une maladie. Conclusion : Sousexcitation ou surexcitation cérébral (stress professionnel, financier, ennui, choc émotionnel, relation toxique...), sédentarité ou sur sollicitation physique (sport excessif) fait rouiller le circuit (système cardio-vasculaire), empêche les autres organes de fonctionner (reins, appareil reproducteur, tube digestif...) en volant leur sang et leur nutriments et oxygène et en créant des carences.
SOLUTIONS !

La Source du Stress
Le stress c’est finalement la manière dont nous nous adaptons. Un événement déclencheur, suivi de trois phases : phase d’alarme (adrénaline), phase de résistance (cortisol), phase d’épuisement. Pour gérer son stress, il faut d’abord l’identifier ou les identifier, il est souvent nécessaire de le verbaliser auprès d’autres personnes, thérapeutes, proches, sans avoir peur du jugement ou de demander de l’aide. On le gère d'autant mieux quand il est partagé. Est-il chronique ou aigue? D’ou vient-il?
Travailler sur notre perception du stress. Cette dernière est faisable pour la plupart d’entre nous à condition de le vouloir, il demande un travail sur soi, du temps pour soi ou de le verbaliser auprès d’autres, afin de prendre du recul, et d’obtenir une vision extérieure. Il peut s’avérer qu’il faille immédiatement s’éloigner de la source de stress (relation toxique) ou prévoir de s’éloigner de la source de stress avec une deadline (changement de poste, de boite). Ce n’est pas facile à faire mais rappelez vous que vous n’êtes pas seuls. Entourez-vous. Cette partie est 60% du travail dans la gestion de votre stress. Les 40% restants sont l’hygiène de vie : alimentation, activité physique, sommeil et relaxation.
Alimentation anti-stress
Le stress chronique inflamme déjà tout notre corps. Le circuit est rouillé. Les comportements et aliments pro-inflammatoires sont donc à éviter voire supprimer : viandes rouges, laitages, café, thé, charcuterie, produits industriels et raffinées, excès de sucres, acides gras trans (huiles hydrogénées dans la margarine, huiles chauffées dans le chocolat ou les pâtisseries, les fritures et les huiles oxydées mal conservées). A contrario, favoriser la nourriture anti-inflammatoire apportant les bons minéraux à la synthèse des neurotransmetteurs et au fonctionnement du cerveau : Fruits & légumes frais bio, céréales complètes, légumineuses, oléagineux, protéines de type viandes blanches, poissons, oeufs, et des superaliments type baies, graines germées, épices, huiles, algues, thé vert, chlorophylle, cacao, champignons, fruits rouges…
Activité physique et Relaxation
Alterner des sports doux, de renforcement ou cardio, qui apportent de l’oxygène, sécrètent les endorphines post-entraînement pour améliorer le stress sans fatiguer excessivement le corps. Le repos fait parti d’un bon entraînement sportif. Il en est de même pour le cerveau, le repos fait parti de la qualité de l’activité cérébrale. Encourager le sommeil en respectant les cycles jour/nuit, en évitant les écrans et les excitants, et le repos cérébrale avec de la relaxation. Pour les plus adeptes, la marche afghane, le yoga, la danse, le tai qi, la rêverie et la méditation, pour d’autres le bricolage, l’écriture, la musique, la cuisine, la conduite, le massage, ou la couture, enfin les techniques de Cohérence Cardiaque, d’EFT, d’hypnose, de psychothérapie et de sophrologie.
Nature et Plein Air
Le contact avec la nature a un effet relaxant et d’oxygénation mais apporte également des ions négatifs. L’ion négatif est l’antioxydant de notre environnement que nous pouvons capturer. Les ions négatifs sont revitalisants et se trouvent dans les forêts, la montagne, l’eau en mouvement comme les cascades, la pluie, les torrents et la mer, après l’orage. La nature. Les ions positifs sont délétères et sont apportés par les pollutions, matériaux de construction, avant un orage. La ville. L’équilibre est de trois - pour un + ! La slow life, le temps pour soi, le soleil, le sommeil, prenons le temps de vivre.
En compléments de l’hygiène de vie
Pour soutenir l’organisme en période de stress, nous pouvons travailler sur la réduction de la perméabilité intestinale et cérébrale, complémenter en magnésium, vitamines B et Zinc qui sont mobilisés par le stress, pour la fabrication des neurotransmetteurs, et relancer la mitochondrie, le petit véhicule d’énergie qui permet à notre cellule cérébrale de vivre ! Nous pouvons également aider le corps à s’adapter avec des plantes dites “adaptogènes” (Aschwagandha, maca, ginseng, rhodiola) et l’aider à tirer vers le système repos avec des plantes sédatives (aubépine, mélisse, valériane, passiflore).
Take Care.
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